• Quelques notes (9)

     


    15 JUILLET / 15 AOÛT 1969 : RETOUR À ROYAN

     
    Quelques notes (9)

    J'avais renoncé à suivre le stage de Judo. Je commençais à ressentir très profondément que l’Aïkido de l’école Mochizuki était le seul véritable Art Martial. Je retournai donc suivre un mois de stage à Royan. Finies les intrigues de 1967. J'allais enfin pouvoir recevoir l'enseignement du grand Hiroo Mochizuki en personne.
    Jean Lemaître m'avait prêté une grande tente, car ma famille s'était agrandie de Pollux, cocker blond en novembre 1967, de Karine, petite fille blonde le 6 janvier 1968 et de Stéphane, petit garçon blond, le 22 mars 1969. Mes parents m'accompagnèrent et nous devions rejoindre Guy Collet, dont j'avais fait la connaissance à l’EJJL.
    Le camping municipal de Royan, où nous campions, avait une fâcheuse caractéristique : tous les ans, il était inondé. Cette année-là, il ne faillit pas à la tradition et, si la nuit où les Américains se posèrent sur la lune * fut magnifique, le ciel se fâcha dans la soirée du surlendemain et je passai une partie de la nuit à creuser des rigoles pour persuader un ruisseau de dix centimètres de profondeur de ne pas traverser ma tente. Mais je dus m'incliner et mettre mes deux bébés à l'abri dans la caravane de Guy.
    Au petit matin, deux amoureux, qui dormaient dans une tente igloo, eurent la surprise de voir le flot passer juste un centimètre en dessous de leur entrée !
    En un mois, Hiroo Mochizuki, qui semblait m'apprécier, me fit ingurgiter le programme de 2ème dan et m'amena au niveau convenable. Il corrigea patiemment mes nombreux défauts, me fit comprendre les distances, me farcit d'éducatifs de toutes sortes, m'apprit le Tai no Kata, m'initia au maniement du Bokken, au Gen Ryu no Kata et au maniement du Bo...
    Le groupe des ceintures noires était très agréable et nous eûmes beaucoup l'occasion de nous apprécier. Il y avait là un petit bonhomme noiraud qui s'appelait Edmond Royo, mais je le fréquentai peu, je travaillais plus volontiers avec Henri Watanabe, un des assistants d'Hiroo.
    Je participai à la Coupe d’Aïkido de la ville de Royan. J'avais fait de gros progrès, je faisais figure de favori dans le public, je triomphai le samedi aux éliminatoires et, ma modestie dût-elle en souffrir, j'avoue que je ne manquais pas d'admiratrices.
    Hélas, ce soir-là, mon épouse organisa un petit apéritif avec force canapés diversement garnis, et en telle quantité qu'ils constituèrent l'essentiel du repas et qu'il en resta assez pour celui du lendemain midi.
    Hélas, hélas, ces maudits canapés me torturèrent lâchement l'estomac durant toute la finale que je finis bon dernier, au grand dam de mes admiratrices, et au grand soulagement des Parisiens qui n'y comprenaient rien mais gardaient la coupe.

    À suivre...

    80 balais... âge canonique

    Histoire d'un Hakama qui fut blanc 

    7e dan FIAB 2011
    2e dan FKSR 1986

    A.照り絵 / 七段 教士 

    80 balais... âge canonique

     

     

     

    Oublie tes peines et pense à aimer
    あなたの悩みを忘れて、愛について考える
    Anata no nayami o wasurete, ai ni tsuite kangaeru

    80 balais... âge canonique

    mort-de-rire

     

     

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