• Un air de printemps

     

    Il a été proclamé que nous serions confinés jusqu'à nouvel ordre. Soit, il faut bien parvenir à contrôler puis à éradiquer cet étrange coronavirus, a priori peu dangereux mais qui s'est doté d'un tempérament expansionniste et assassin quand de sombres abrutis, pour montrer qu'ils sont gavés de pognon, ont décidé de servir à leur table des animaux sauvages immangeables mais en voie de disparition, donc produits d'un braconnage particulièrement lucratif. Qui aurait l'idée de manger des chauves-souris ou, pire encore, le rare et sympathique pangolin dont, hélas pour lui, les écailles seraient utilisées dans la pharmacopée chinoise ? Le pire, c'est qu'un marché était organisé officiellement dans la ville de Wuhan. Braves gens.

    Un air de printemps

    Toujours est-il que ce matin, le ciel est d'un bleu limpide, le soleil éveille mon petit monde prostré depuis des semaines de pluie, de brouillasse. Sur le coteau d'en face, quelques maisons semblent flotter dans une bulle de brume au-dessus de vastes pelouses où scintille une fine gelée blanche.

    Nous cheminons accompagnés des gazouillis, des trilles, des ramages, des chants d'un concert de mésanges, de rouges-gorges, de merles, de troglodytes, de pinsons, de toute une faune ailée qui nous a tenu compagnie tout l'hiver et qui nous remercie aujourd'hui en fêtant le printemps tout proche.

    La vague de jonquilles est déjà passée, succédant à une courte poussée de perce-neige. Mais ce matin, les talus sont constellés d'anémones sylvies  ensoleillées par des bouquets de fausses renoncules.

    Bilan du cours du 25 mars 2015

    Bilan du cours du 25 mars 2015

     Ici et là commencent déjà à pointer le nez de quelques violettes qui n'ont pas encore exhalé leur délicat parfum.

    Bilan du cours du 25 mars 2015

    Bilan du cours du 25 mars 2015

    C'est dans les champs que notre attention est attirée par un gazouillis qui s'était bien raréfié : ici, là et encore là-bas, ce sont des alouettes qui affirment leur autorité sur leur territoire puis quelques unes s'élèvent dans l'air avec leur vol si caractéristique en tire-lirant et en turluttant.
    Les pesticides ont dû être utilisés avec la plus grande parcimonie, la terre revit, elle accueille de nouveau une vie animale, quelques bourdons nous honorent de leur vrombissement amical. Peut-être les libellules reviendront-elles au bord du ruisseau ? Un souffle d'optimisme...

    Qu’il est long le chemin ! « Et l'Aïkibudo, dans tout ça, Sensei confiné ? - Il est partout, petit cancrelat, dans toutes ces sensations visuelles, auditives, olfactives, auxquelles une pratique assidue et attentive de notre bel Art Martial nous a sensibilisés et rendus aptes à percevoir et à apprécier. L'optimisme est dans le pré ! » 

     

    Histoire d'un Hakama qui fut blanc 

    7e dan FIAB 2011
    2e dan FKSR 1986

    A.照り絵 / 七段 教士 

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    Oublie tes peines et pense à aimer

    あなたの悩みを忘れて、愛について考える 

    Anata no nayami o wasurete, ai ni tsuite kangaeru

    mort-de-rire

     

     

    « Qu’il est long le chemin ! Un coup de vieux ? »