• Bilan du cours du 6 juin 2007

     

    J’ai mis en ligne la fiche 08 à titre indicatif puisqu’elle était la suite logique de la fiche 07… La logique pure et dure n’a pas toujours sa place en matière de pédagogie et encore moins en ce qui concerne l’enseignement des Arts Martiaux. J’ai donc préféré reprendre ma dernière séance, dont j’avais allégé la fiche, afin d’approfondir les notions qui y avaient été abordées et d’aborder celles qui avaient été mises de côté.

    Je vois plusieurs éléments fondamentaux de la pratique de l’Aïkibudo mis en relief à l’aide des armes, du Tanto, en particulier, qui devrait être utilisé régulièrement, pourquoi pas à chaque cours, en Randori :

    • manifestation de l’intention : une attaque est faite pour toucher, pour blesser, le Tanto est fait pour couper
    • relativisation de la sensation de distance : au cours du travail à mains nues, la distance est souvent trop courte, ce qui fausse l’entrée et le déséquilibre ; avec un Tanto, la distance est souvent trop longue ce qui entraîne un risque de blessure au visage ; la recherche de la bonne distance d’attaque avec une réelle intention d’attaque permet de rectifier la distance de garde et de développer des sensations justes
    • le Tanto apporte une sensation de danger (cf. ci-dessus…), qu’il soit dû à la maladresse de l’attaquant ou à son intention de toucher ; Tori doit développer sa vigilance et évaluer l’opportunité de ses déplacements
    • J’ai pu constater, à l’occasion de passages de grades, que si les démonstrations techniques étaient en général satisfaisantes, l’expression du Randori à mains nues révélait parfois un manque de disponibilité et le Randori contre un adversaire armé d’un Tanto exprimait souvent un certain désarroi : mauvaise appréciation de la distance, absence d’entrée, conclusions brouillonnes voire brutales… 

    J’ai donc reconstruit mon cours en fonction de ces considérations. 

    Révision du Tanto no Kata : recherche du sens de la coupe, amplification des gestes de façon à enchaîner logiquement une attaque avec l’impulsion donnée par la précédente 

    Travail en Kumi Tachi : Shomen Uchi -> Irimi, Omote Yokomen Uchi -> O Irimi, Ura Yokomen Uchi -> O Irimi, Tsuki Chudan -> Irimi Ude Kake Ushiro Hiki Otoshi 

    Étude du Tambo no Kata : recherche du sens de la frappe (comparée à la coupe), sensibilisation à la souplesse et à la mobilité du poignet, rôle des jambes, des hanches, mobilisation de la chaîne d’articulations, enchaînement des frappes par paires 

    Applications ludiques Tambo contre Tanto :

    • Tsuki Chudan -> Kote Gaeshi
    • Tsuki Chudan -> Tenbin Nage
    • Tsuki Chudan -> Kataha Otoshi (2 formes, suivant la main qui tient le Tambo)
    • Tsuki Chudan -> "Ude" Jime
    • Omote Yokomen Uchi -> Ura Mae Tobu Nage 

    Randori Tambo contre Tanto 

    Randori mains nues contre Tanto 

    Randori mains nues Wa no Seishin (retour au calme)  

     

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