• Bilan du cours du 16 novembre 2016

     

    Je boirai du lait le jour où les vaches mangeront du raisin. (Jean Gabin)

    Fichtre, pensai-je ce matin, à 8 h, en m’extrayant péniblement de sous la couette, mâché de courbatures et les lombaires en capilotade...
    C’est vrai, hier soir, au milieu du cours, mon Keikogi était déjà humide de transpiration et mes cheveux me dégoulinaient dans la nuque. « Un p’tit vieux... » ai-je évoqué devant Stéphane qui, en bon flagorneur, m’assura que j’étais bien jeune pour un vieux. En fait, « C’était dur ! », me dit Mélanie à la fin du cours et je fus bien obligé d’acquiescer, sentant dans mon avant-bras les prémisses de contractures indésirables.

     

    Pour reconnaître Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être. (Georges Brassens)

    Un vrai temps de novembre ! Je suis parti quelques minutes plus tard que d’habitude et j’ai eu droit à une cohue de véhicules tête à cul, aux phares mal réglés, visant le pare-brise d’en face ou effaçant la route en se projetant dans les flaques. Et la peste soit de tous ceux qui ne voient rien entre chien et loup ou ont peur des routes humides et se traînent et bloquent la circulation !
    Pas de place au parking, sous le crachin. Heureusement, un bon groupe s’est présenté même si Sébastien n’a pas pu venir. Ma mauvaise humeur naissante s’est évaporée.

     

    On est impardonnable d'avoir fait ce qu'on n'aime pas, surtout si on réussit. (Christian Dior)

    Mon programme de ce soir est l’utilisation des mains sur une attaque en Ryote Dori. La dernière fois, nous sommes partis de l’éducatif Oshi Kaeshi (de Osu, 押す, pousser et de Kaesu, 反す, retourner, renverser) pour étudier avec les Wa no Seishin l’utilisation des bras dans le plan sagittal en prenant conscience des traction et poussée simultanées : les 2 bras sont actifs du début à la fin du mouvement.
    Je confie l’échauffement à Guillaume qui sera mon Uke par la suite. J’enchaîne avec les différentes formes d’Oshi Kaeshi puis avec la révision du premier Wa no Seishin étudié la dernière fois.

    Uke, pieds joints, fait « la planche »

    Tori fait reculer Uke

    Exercice effectué sur place avec reprise des poignets du partenaire

    Premier Wa no Seishin ; canaliser Uke en entraînant Uke avec un Nagashi sur place. Ici, Guillaume le fait debout, en avançant le pied avant... La dernière fois, il s'agissait d'entraîner Uke en glissant le genou au sol. Les vidéos illustrant ce cours ont été tournées à la fin. Prof et assistants, fatigués, ont manqué de vigilance. Reportez-vous au dernier bilan. Les 2 exercices sont complémentaires.

     

    Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu’il ignore qu’il sait. (Paul Valéry)

    Aujourd'hui, il s'agit de passer du Wa no Seishin à la technique proprement dite, donc en utilisant les mains. Je suis droitier, je place spontanément ma main gauche en pronation et la droite en supination. Dans ce premier exercice, je reproduis le premier Wa no Seishin : quand Uke vient me saisir en avançant le pied droit, je prends son poignet et je l'entraîne en glissant mon genou au sol. Mon attention se concentre sur la traction. Ensuite, je me concentrerai sur la poussée avec la main droite en supination.

    Enfin, je synchroniserai traction et poussée. Pour cet exercice, Uke reste debout. Il doit se concentrer sur le travail des 2 bras. On a tendance à laisser tomber le bras qui tire à son passage en position basse, il devient inactif. Les 2 bras de Guillaume sont actifs. On remarque un léger sursaut : le retrait du corps devrait se faire à partir du bassin, ce qui est obtenu par la suite.

     

    Ce qui flatte réellement un homme, c'est qu'on le juge digne d'être flatté. (George Bernard Shaw)

    Nous reprenons l'étude du second Wa no Seishin : déplacement en O Irimi pour renvoyer Uke vers son point de départ.

    Application technique : c'est là que les problèmes de saisies vont apparaître. Avec l'entrée en O Irimi, c'est la main en supination qui entraîne Uke et qui va pousser au retour. Toute la difficulté est de pousser avec les 2 bras tout en conservant les contraintes en torsion... Guillaume n'est pas parfait au premier essai. La 2ème prise est bonne.

     

    La vie, c’est très drôle, si on prend le temps de regarder. (Jacques Tati)

    Au lieu de projeter Uke, Tori le fixe en position haute et entre comme pour porter Koshi Nage (ce qui pourra se faire ultérieurement). Quand il entre en contact, il pousse Uke pour provoquer une roulade.

     

    C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour. (Albert Camus)

     Tori tente de porter Koshi Nage mais la raideur de Uke l'en dissuade. Il continue son mouvement d'entrée en se glissant sous les bras de Uke qu'il projette.

     

    転び、八起き
    nana korobi ya oki
    Tombe 7 fois, relève-toi 8 fois

    Je prends Jeannot et Guillaume à part pour tourner les vidéos que je n’ai pas prises sur le vif, trop pris par mes explications individuelles.
    Randori, salut, « C’était dur ! », me dit Mélanie.

     

     

    Histoire d'un Hakama qui fut blanc 

    6e dan 2F3A 1991

    7e dan FIAB 2011

    2e dan FKSR 1986

    A.照り絵 / 七段 教士 

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    Oublie tes peines et pense à aimer

    あなたの悩みを忘れて、愛について考える 

    Anata no nayami o wasurete, ai ni tsuite kangaeru

    mort-de-rire

     

     

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