• 7e dan institutionnel

     

    « Bonjour Cher ami
    C'est avec plaisir que je viens de remarquer que la CSDGE a retrouvé une partie de sa mémoire et a validé votre grade décerné en 2010.
    Cela "ne fait que" 5 ans de retard !
    Bon, il a aussi fallu presque 1 mois pour publier le compte-rendu.
    Encore toutes mes félicitations les plus sincères. »

     
    Le 2 octobre, j'ai reçu ce message d'un excellent ami, parmi d'autres tout aussi confidentiels. Mais il est très difficile de les garder longtemps confidentielles, ces nouvelles , nous sommes à l'heure du tout numérique, ça fuse tous azimuts. Alors, autant que je prenne les devants, j'ai annoncé moi-même la bonne nouvelle à mes élèves. Hallelujah !

    Par contre, pas un mot, pas un signe de notre chère fédération.
    Jamais content ! En fait, ce 7e dan institutionnel avait bel et bien été publié
    fin septembre sur le site de la 2F3A avec le compte-rendu de la CSDGE mais de façon « anonyme » :

    7e dan institutionnel
    Aaarrrggghhhh ! Il n'était pas précisé « Aïkibudo », allait-on me taxer d'un grade Aïkido ?
    Jamais content ? Quand mon ami Monmon a enfin été promu au grade de 7e dan 2F3A, il a reçu un diplôme portant les Kanji 合気道. Oui, vous avez bien lu, 合気道, pas 合気武道 ! Jamais content !
    Et puis, le 21 octobre, à la fin du cours, Stéphanie me donne ma licence. Vous savez, ce feuillet en carton glacé, qui porte les Kanji 合気道... Je range le tout dans ma pochette, de toutes façons je n'ai plus de passeport depuis 4 ans.
    Et puis, un matin, faisant du rangement dans mon portefeuille, j'y retrouve les timbres de licence orphelins depuis 2011. Pendant que j'y suis, je vais décoller le timbre du feuillet et le coller sur la nouvelle carte glacée qui porte les Kanji 合気道...

    « Vous vous répétez, Sensei André, vous vous prenez la tête ! - Que nenni, petit cafard, je fais du rangement dans mon portefeuille...»

    7e dan institutionnel

    Je décolle donc le timbre pour le recoller sur la carte ad hoc et mon regard saisit un détail :

    7e dan institutionnel

    Vous avez vu ? Mais si, regardez bien, la 4ème ligne... C'est officiel, je peux dorénavant le noter sur ma carte de visite ! Je fais maintenant partie des « deuxièmes plus hauts gradés en Aïkibudo du monde ».
    La bonne blague ! Mon dossier était enfin sorti du placard où il devait commencer à moisir pour être présenté à ces messieurs de la CSDGE Aïkido que je ne connais pas et qui ne me connaissent pas plus mais qui ont fait ce qu'ils devaient faire : valider un grade décerné par not' bon Sensei sous couvert de la Commission Technique Nationale Aïkibudo et transmis par la SCSDGE Aïkibudo pour validation...
    Sortant de la quasi clandestinité, j'ai donc un moment pensé faire ma pub moi-même, au niveau régional. J'ai laissé mes doigts jouer avec les touches du clavier :

    « Un Seinomarin*, Bourguifontain**, 7e dan d’Aïkibudo
    Un très discret habitant de Fontaine le Bourg, Maître André TELLIER, pionnier de l’Aïkibudo et fondateur de la région de Haute-Normandie, vient d’être officiellement confirmé dans son grade de 7e dan d’Aïkibudo, rejoignant enfin le cercle très restreint des titulaires officiels de ce grade de haut niveau, les 2e plus haut gradés du monde... »
    * néologisme forgé après consultation populaire : habitant de la Seine Maritime
    ** habitant de Fontaine le Bourg, vous auriez pu le deviner, c'est écrit dessous !

    « Vous prenez le melon, Sensei André ! - Que nenni, rassure-toi, petite blatte, je m'amuse avec mon nouveau hochet car j'ai vainement attendu un signe officiel, un quelconque courrier fédéral, une manifestation de sympathie... Mais nada ! »

    7e dan institutionnel

    Retour sur une longue histoire émaillée de péripéties. Le 5 mai 1991, notre bon Sensei nous avait décerné, à mon ami Edmond Royo et à moi-même, après un sévère examen, le grade de 6e dan.

    7e dan institutionnel

    Le 25 avril 2011, il nous avait honorés du grade de 7e dan avec le titre de Kyoshi, validé par la Fédération Internationale d’Aïkibudo et donc reconnu... en dehors de nos frontières. Alain Roinel nous avait déjà précédés, son grade ayant été validé par la 2F3A en 2007. 

    7e dan institutionnel

    Not' bon Sensei annonça la bonne nouvelle au stage national décentralisé à Saint Léger du Bourg Denis, le 28 mai :

    7e dan institutionnel
    Ben oui, nous étions tous bien fiers, puis bis repetita placent au stage national de Vanves, le 18 juin, là pas de photo mais un enregistrement de la réaction des stagiaires après l'annonce du Sensei :

    Ben oui, c'était la liesse, la joie de la foule en plein délire ! Nous avions eu droit à plusieurs rappels. Des stars, vous dis-je !

    Mais la CSDGE réunie le 27 juin 2011 nous jugea indignes de ce grade. Voici ce que répondit le président de la CSDGE « Aïkido », au sujet du rejet de notre promotion (et également de celle des 6e dan bloqués depuis 2010 !) dans un courriel adressé en juillet 2012 à notre Sensei qui demandait une explication pour ces nombreux refus :

    Mon cher Maître,
    Les informations diffusées après la réunion de la CSDGE du 3 juillet me paraissaient explicites.
    Comme vous le savez donc, la CSDGE réunie le 3 juillet 2012 n'a validé que les grades (Aïkido et Aikibudo) passés par examen.
    Aucun procès-verbal de cette réunion n'a pu être dressé.
    Les grades Haut niveau (6ème et 7ème Dan pour l'Aïkibudo) n'ont pas été validés.
    Malgré ma demande, aucune réunion de la CSDGE n'est prévue prochainement.
    Croyez que je regrette cette situation qui peut éventuellement décevoir ceux qui nourrissent une ardente espérance de distinction.
    L'impatience à obtenir un grade ne révèle-t-elle pas cependant souvent une vanité fâcheuse ?

    Je ne manquerai pas de vous informer de toute évolution de la situation de la CSDGE.
    Bien cordialement

    Ardente espérance de distinction ? Vanité fâcheuse ? Et SON candidat, alors ?
    Edmond Royo et moi n'avons jamais demandé à passer un grade... Ouuuuupppsss ! Si, moi, le 3e dan, en 1973, c'était un contexte politique plutôt violent, et c'est une autre histoire.
    Selon le M. Président de la CSDGE Aïkido en 2012, Edmond Royo et moi nous faisions certes preuve d’une invraisemblable impatience à obtenir un grade, nous ne pratiquions notre Art que depuis un demi-siècle et n'ayant en effet été promus au 6e dan que le 5 mai 1991... nous pouvions bien attendre encore une vingtaine d’années !
    Encore que... 20 ans... Après avoir essuyé un second refus de la CSDGE Aïkido, j’avais dit à notre bon Sensei que je recevrais probablement ce grade « officiel » à titre posthume mais que je ne savais pas si j’y prendrais grand plaisir...
    Jamais content ! Le VRAI 7e dan avait pourtant été annoncé dès 2011 aux stages nationaux de Saint Léger du Bourg Denis et de Vanves. Je n'avais pas pensé à le « révéler » à l'occasion de l'Aïkibudofest 2012 mais il m'avait été « validé » par les stagiaires à Lembrun. Il a finalement été remis avec tout le cérémonial souhaitable aux « 40 ans du Cera ».

     7e dan institutionnel

    7e dan institutionnel

    Un an plus tard, toujours à l'INSEP, à l'occasion du Stage Intensif, un nouveau diplôme m'a été remis par not' bon Sensei... Cherchez l'erreur :

    7e dan institutionnel

    Je sortais enfin de plus de 4 années de placard ! Et après l’ombre, la lumière, sous la forme d’un superbe article :

    7e dan institutionnel

    Je peux donc me prétendre, comme l'a fait un illustre prédécesseur, « deuxième plus haut gradé en Aïkibudo dans le monde »... J'vais m'gêner !

    Boudiou, ch'uis pas peu fier ! En fait non, ce n'est pas fini, la validation du 6e dan d'un excellent ami, technicien de haute valeur et remarquable pédagogue, est toujours bloquée, pour toutes sortes de prétextes plus fallacieux les uns que les autres, depuis... 2010 ! Vous trouvez ça drôle ?

     

    Histoire d'un Hakama qui fut blanc 

    6e dan 2F3A 1991

    7e dan FIAB 2011

    2e dan FKSR 1986

    A.照り絵 / 七段 教士 

    mort-de-rire-copie-1.gif

    Oublie tes peines et pense à aimer

    あなたの悩みを忘れて、愛について考える 

    Anata no nayami o wasurete, ai ni tsuite kangaeru

    mort-de-rire

     

     

    « Un club d’envergure mondialeIl y a 25 ans... »